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22 mai 2007
Mes pieds nus dans l'herbe pas encore réchauffée,
mon sourire vagabonde lorsque je pense à toi...
personne ici pour savoir et reconnaître la couleur de mes yeux.
Mon souffle court de t'entendre dire aurevoir,
l'inquiétude dans ton silence...
et le loin quotidien qui se tricote sans moi.
Les gars s'affèrent à construire le nouveau balcon.
des gars de base assurément...
mes pieds nus sur le mien attire les regards mais ce ne sont jamais les bons.
Du lilas sur la table, et dans mes oreilles de la musique pour endormir les rêves. Pour endormir les miens.
De la lecture comme quand c'est les vacances...de la lecture avant que tout soit terminé, puisque les mots, même ceux des autres font de jolis sons dans ma tête.
14 janvier 2007
Lire du papier

Y a rien comme en tenir un dans ses mains qu'il soit le nôtre ou celui qu'on nous prête, qu'il soit celui prêté des centaines de fois à la grande B ou qu'il soit rangé dans la bibliothèque derrière le bureau...
Qu'il soit rose et tendre, noir et effrayant, sombre et mystérieux, illustré, en braille aussi...
Le livre qui sent et qu'on peut caresser,
jamais ne sera remplacé,
je lis beaucoup sur l'écran...trop probablement.
Mais le papier, le contact avec le livre n'est jamais égalé...
Tout petit il se trimballe n'importe où,
j'en vois qui lisent dans le métro,
mon fils lui c'est en arrière dans l'auto, ou caché sous la couette avec la lampe de poche après l'heure du dodo.
Certains lisent dans les cafés,
seuls ou en duo...
La lecture en duo a de bon le silence et le bruissement des pages qui tournent.
La complicité née dans ce silence de lecteur est douce et précieuse.
Deux lecteurs apposés l'un contre l'autre échangeant leur silence et peut-être un peu de chaleur.
Des lecteurs de papier qui savourent tous les mots avec leur doigts parce qu'en braille il le faut...
je pense à ce milieu de travail que je quitte, où les lecteurs ont des doigts magiques,
je pense aux fous rires et à l'amitié qui se développe au fil des années avec les enseignants.
Maudit que je vais m'ennuyer...
Faudra que je mange du papier!
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