Elle s'éveille et constate tous ces plis dans son lit.
Un lit qu'elle partage encore après tout ce temps qui a disparu et tous ces rêves qui n'ont plus le temps de se réaliser.
Elle regarde à ses côtés, l'homme qu'elle a aimé.
Il dort avec ses rides d'homme trop sérieux enfin au repos. Il semble si doux, presque jeune à nouveau.
Mais ils sont à la veille de la dernière nuit, la veille de la fin de leur vie comme ils l'ont connue.
Encore ensemble avec toutes ces rides qui cachent des trésors, des soupirs, des secrets, des désirs. Encore ensemble dans ce lit plein de plis.
C'est alors en ce matin, qu'elle réalise enfin qu'il l'a aimé pour toujours...
Quand en silence, elle dépose un baiser sur son corps déjà glacé.
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10 mai 2008
08 mai 2008
voir
Elle est là debout sur cette marche qui permet à ses yeux de rencontrer les siens.
L'humidité du matin fait frisoter ses cheveux et les yeux humides elle ne semble vouloir quitter cet instant.
Les fleurs en pot à leurs pieds s'étalent sur le trottoir et la main de l'homme qu'elle aime caresse son ventre plein.
J'imagine alors les mots qu'ils murmurent avant son départ pour le pont et la ville, quand les amoureux ont le temps de les dire.
Silencieuse, je cherche une histoire pas à moi et des mots sous la pluie dessinent un "peut-être" que ces gens inconnus m'offrent en cadeau.
Elle se résigne à le regarder partir alors, et garde la chaleur de son baiser sur ses lèvres mouillées. Un baiser passionné avant le départ au boulot, un clin d'oeil sur ces instants si précieux avant les enfants.
Il marche en se retournant une fois et lui souffle un baiser qu'elle ne verra pas puisque j'ai tout inventé.
L'humidité du matin fait frisoter ses cheveux et les yeux humides elle ne semble vouloir quitter cet instant.
Les fleurs en pot à leurs pieds s'étalent sur le trottoir et la main de l'homme qu'elle aime caresse son ventre plein.
J'imagine alors les mots qu'ils murmurent avant son départ pour le pont et la ville, quand les amoureux ont le temps de les dire.
Silencieuse, je cherche une histoire pas à moi et des mots sous la pluie dessinent un "peut-être" que ces gens inconnus m'offrent en cadeau.
Elle se résigne à le regarder partir alors, et garde la chaleur de son baiser sur ses lèvres mouillées. Un baiser passionné avant le départ au boulot, un clin d'oeil sur ces instants si précieux avant les enfants.
Il marche en se retournant une fois et lui souffle un baiser qu'elle ne verra pas puisque j'ai tout inventé.
05 mars 2008
eaux troubles
Parfois quand je me laisse sombrer au fond de ma baignoire et que je n'entends que le son de mon souffle qui s'essouffle sous l'eau,
parfois j'espère le silence.
Parfois quand en moi tout crie et déchire,
quand je hurle par en dedans mais que personne n'entend,
parfois alors je souhaite ce silence.
Le silence de la mort,
le silence de l'eau qui remplit mes poumons
et de l'air qui ne fait plus aucun son.
Parfois quand tout autour de moi s'embrouille
et que je ne comprends plus
ni dehors, ni dedans...
Parfois quand je regarde les autres qui m'entourent
en me demandant quel est ce jeu que je ne connais pas...
Parfois je souhaiterai être un autre.
Et souvent je souhaite simplement que tout soit silence
en dehors comme en dedans.
16 juin 2007
Dans tes yeux
Elle est assise à son bureau, une soixantaine de petits yeux vifs l'observent en souriant.
Tout est sourire et rien ne ressemble à ce que je connais.
Je connais tellement rien de ce qui ressemble à ce que je vois dans ces yeux qui la regardent.
Pourtant chaque fois que je passe ici, que je m'arrête pour la regarder de loin je me demande ce qu'elle pense.
Une cloche sonne et ce sera mon tour.
De lui parler, de la regarder dans les yeux pour l'inviter à souper.
Si elle dit oui je saurai peut-être ce qu'elle pense.
Ça ne devrait pas être si compliqué.
Elle dit "oui" rapidement les joues roses et les yeux qui demandent d'être ailleurs.
Mais c'est oui quand même.
J'ai une chance.
Je la prends.
Je vais être en retard au bureau.
Je me dépêche de prendre mon temps.
J'avance sans trop me presser parce qu'à cet instant j'imagine.
J'imagine sa bouche sur la mienne, son odeur sucrée, ses mains dans mon dos...j'entends son rire et j'imagine ses soupirs mêlés aux miens.
Rien ne presse,
elle a dit oui.
Tout est sourire et rien ne ressemble à ce que je connais.
Je connais tellement rien de ce qui ressemble à ce que je vois dans ces yeux qui la regardent.
Pourtant chaque fois que je passe ici, que je m'arrête pour la regarder de loin je me demande ce qu'elle pense.
Une cloche sonne et ce sera mon tour.
De lui parler, de la regarder dans les yeux pour l'inviter à souper.
Si elle dit oui je saurai peut-être ce qu'elle pense.
Ça ne devrait pas être si compliqué.
Elle dit "oui" rapidement les joues roses et les yeux qui demandent d'être ailleurs.
Mais c'est oui quand même.
J'ai une chance.
Je la prends.
Je vais être en retard au bureau.
Je me dépêche de prendre mon temps.
J'avance sans trop me presser parce qu'à cet instant j'imagine.
J'imagine sa bouche sur la mienne, son odeur sucrée, ses mains dans mon dos...j'entends son rire et j'imagine ses soupirs mêlés aux miens.
Rien ne presse,
elle a dit oui.
12 juin 2007
Il se lève, il saute dans la douche et se demande ce qu'il attend, ce qui l'attend là.
Il enfile ses vêtements pour le boulot, ceux qui lui donne un air plus sérieux.
Attrape un thermos de café qui ne sera jamais comme celui qu'il a partagé avec elle il y a si longtemps.
Son garçon a mal stationné la voiture en rentrant trop tard hier soir.
Il chiale mais personne ne l'entend comme d'habitude.
Il sent en lui la déchirure.
Celle là en lui depuis longtemps qui s'était endormie parce que le temps endort les blessures et tait les rêves parfois.
Il est là devant l'endroit exact où il l'a aperçue hier.
Même heure, même endroit mais cette fois pas de surprise si elle apparaît.
Si le frisson de sa jupe le frôle encore, cette fois il sera préparé.
Il ne laissera pas sa vue lui couper tous les sens.
Il ne laissera pas son odeur lui rappeler des souvenirs presqu'endormis, il ne laissera pas son rire le faire trembler...tout ça c'était hier.
Aujourd'hui il sait.
il attend, il l'attend.
Et longtemps le temps lui glisse dessus sans que jamais ses yeux ne se mettent à briller.
Elle ne passera pas, il ne l'entendra pas rire et ne verra pas la tasse de café se presque renverser parce qu'elle ajuste la courroie de sa sandale à hauts talons...
Tout ça c'était hier.
Il pleut.
Il est tard.
Il ne bouge pas.
La journée est terminée.
Il est prisonnier de sa déchirure.
Le téléphone vibre.
"Ppa l'auto?"
Dans sa voiture sur un pont dans le ciel il attend encore.
Il attend cette fois que les autres qui attendent aussi n'attendent plus.
Il se retourne et la voit.
Loin dans un nuage, presqu'invisible, presque transparente...
au dessus d'un fleuve, elle disparaît pour toujours en silence.
Il enfile ses vêtements pour le boulot, ceux qui lui donne un air plus sérieux.
Attrape un thermos de café qui ne sera jamais comme celui qu'il a partagé avec elle il y a si longtemps.
Son garçon a mal stationné la voiture en rentrant trop tard hier soir.
Il chiale mais personne ne l'entend comme d'habitude.
Il sent en lui la déchirure.
Celle là en lui depuis longtemps qui s'était endormie parce que le temps endort les blessures et tait les rêves parfois.
Il est là devant l'endroit exact où il l'a aperçue hier.
Même heure, même endroit mais cette fois pas de surprise si elle apparaît.
Si le frisson de sa jupe le frôle encore, cette fois il sera préparé.
Il ne laissera pas sa vue lui couper tous les sens.
Il ne laissera pas son odeur lui rappeler des souvenirs presqu'endormis, il ne laissera pas son rire le faire trembler...tout ça c'était hier.
Aujourd'hui il sait.
il attend, il l'attend.
Et longtemps le temps lui glisse dessus sans que jamais ses yeux ne se mettent à briller.
Elle ne passera pas, il ne l'entendra pas rire et ne verra pas la tasse de café se presque renverser parce qu'elle ajuste la courroie de sa sandale à hauts talons...
Tout ça c'était hier.
Il pleut.
Il est tard.
Il ne bouge pas.
La journée est terminée.
Il est prisonnier de sa déchirure.
Le téléphone vibre.
"Ppa l'auto?"
Dans sa voiture sur un pont dans le ciel il attend encore.
Il attend cette fois que les autres qui attendent aussi n'attendent plus.
Il se retourne et la voit.
Loin dans un nuage, presqu'invisible, presque transparente...
au dessus d'un fleuve, elle disparaît pour toujours en silence.
18 mai 2007
Loin

Je pars loin.
Avec juste ce qu'il faut dans mon sac pour être bien.
De grands espaces, des montagnes, de l'eau claire et froide parfaite à l'aube ou à l'heure du souper.
Du silence, tellement de silence que les bruits dans ma tête prendront toute la place.
Un trip solo pour mieux revenir.
Un voyage dans le bois pour mieux respirer.
et du poisson peut-être si j'oublie pas la patience.
Je pars loin en amenant avec moi mon trop plein.
Tout ce que j'ai fait me regarde et je me demande si je me reconnais.
En fait, c'est ce que j'ai pas encore fait et qui dort en moi que je voudrais ramener de là bas.
Peut-être que je vais me trouver juste parce que je vais être loin.
17 mai 2007
Le poids des silences
Il marche le coeur trop plein, le coeur si lourd.
Perdu, il n'ose demander son chemin.
Il marche en tentant de ne pas mettre le pied dans les ombres mouillées sur le sol froid.
Il tient dans sa main un sac rempli de rien.
La pluie glisse sur sa nuque et chaque fois, il frissonne.
Il est arrivé.
Il regarde cet endroit qui est chez lui et ne reconnaît pas ce qui l'a mené jusque là.
Il monte l'escalier glissant en tenant la rampe, en s'accrochant.
Pas besoin de clé, la porte est encore ouverte.
Ses souliers mouillés laissent derrière lui un sillage jusqu'à elle.
Il la regarde et se souvient.
De tout, de rien, de ces yeux allumés et vivants, de son sourire au soleil,de ses mains sur sa peau...des odeurs de bonheurs qu'ils ont inventés.
Pourtant même en fouillant ses souvenirs il ne comprends pas ce qu'elle fait là
immobile.
Il s'assoit et la regarde dormir.
Il ne veut pas la réveiller.
Quelqu'un qui crie dehors le fait pour lui.
Elle se remet à pleurer en voyant sur ses épaules le poids des silences.
Perdu, il n'ose demander son chemin.
Il marche en tentant de ne pas mettre le pied dans les ombres mouillées sur le sol froid.
Il tient dans sa main un sac rempli de rien.
La pluie glisse sur sa nuque et chaque fois, il frissonne.
Il est arrivé.
Il regarde cet endroit qui est chez lui et ne reconnaît pas ce qui l'a mené jusque là.
Il monte l'escalier glissant en tenant la rampe, en s'accrochant.
Pas besoin de clé, la porte est encore ouverte.
Ses souliers mouillés laissent derrière lui un sillage jusqu'à elle.
Il la regarde et se souvient.
De tout, de rien, de ces yeux allumés et vivants, de son sourire au soleil,de ses mains sur sa peau...des odeurs de bonheurs qu'ils ont inventés.
Pourtant même en fouillant ses souvenirs il ne comprends pas ce qu'elle fait là
immobile.
Il s'assoit et la regarde dormir.
Il ne veut pas la réveiller.
Quelqu'un qui crie dehors le fait pour lui.
Elle se remet à pleurer en voyant sur ses épaules le poids des silences.
05 avril 2007
Tombe la neige
Il attend chaque flocon qui tombe sur lui comme une caresse qu'il ne recevra pas.
Il anticipe le silence de la nuit qui s'achève et laisse les larmes là où elles sont, si bien, tout au fond de lui en son coeur blessé.
Le vent souffle mais ne l'essouffle pas, son visage impassible ne laisse pas voir sa peine de ne pas savoir aimer mieux.
Il l'a laissée partir loin et pour toujours.
Parce qu'on ne revient jamais de toujours.
Il regarde la neige qui tombe mais ne l'entends pas.
La neige froide se dépose à ses pieds et il aimerait entendre quelqu'un pleurer...
Mais il n'entends rien d'autre que son coeur qui se débat.
Il sait comment la laisser tomber mais ne trouve pas la route pour la retenir,
il tremble et cherche en lui le courage de marcher, de partir en courant...
La neige sur ses souliers le retient, le tient en équilibre alors qu'en lui tout ce vide prend la place des souvenirs. Quand il n'y a plus rien d'elle en lui, quand même son odeur a fondu, alors il avance et c'est le printemps pour vrai.
05 février 2007
le baiser
Le baiser s'envole
il se perd loin de toi.
Je ne me poserai jamais la question si je laisse ma brosse à dent dans ta salle de bain
ou si tu écoutes le hockey trop souvent...

Le baiser est là
il fait battre mon coeur de loin
tatouées sur mes lèvres sont les tiennes.
Ton odeur flotte sur moi
mon chandail en est impregné,
mes jeans te cherchent encore...
mon souffle coupé attend le signal de départ.
Je prépare mon personnage,
celui qui gère et qui mène,
je cherche un comédien pour jouer avec moi
et brosser ses dents dans ma salle de bain.
il se perd loin de toi.
Je ne me poserai jamais la question si je laisse ma brosse à dent dans ta salle de bain
ou si tu écoutes le hockey trop souvent...

Le baiser est là
il fait battre mon coeur de loin
tatouées sur mes lèvres sont les tiennes.
Ton odeur flotte sur moi
mon chandail en est impregné,
mes jeans te cherchent encore...
mon souffle coupé attend le signal de départ.
Je prépare mon personnage,
celui qui gère et qui mène,
je cherche un comédien pour jouer avec moi
et brosser ses dents dans ma salle de bain.
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